Moxibustion – moxa
La moxibustion est originaire des sociétés primitives chinoises du nord et devient populaire vers -600 _ -300 avJC. Elle s’est rapidement développée dans toute la Chine puis Vietnam, Corée, Tibet, Mongolie et le Japon (542apJC) où elle connaîtra sa plus grande expansion.
Le terme moxa a été introduit en France par Kaemfer (médecin, voyageur allemand, 1651-1716, qui a introduit en Europe l’acupuncture et le soja) au 17°S
Le mot acupuncture (acus puncturus = piqûre d’aiguille) ne traduit que la moitié du concept chinois tchen -piquer)-kieou (chauffer) 針灸 . La moxibustion est donc une partie importante de la médecine traditionnelle chinoise.
Comme on dit de la femme qu’elle supporte la moitié du ciel, la moxibustion supporte la moitié des maladies
Moxa est le nom japonnais qui vient de Mo (herbe) Kusa (brûlé), en chinois c’est le terme Kao.
On ne pratique, généralement, la moxibustion qu’avec de l’étoupe d’armoise mais les anciens textes et certaines pratiques témoignent de l’utilisation de nombreux autres composés : sulfur, branche de pêcher, cire, selles de souris, papier médical, galets chauffés, tabac, coton (Egypte), aconit, moelle des joncs (Indonésie), laine (Perse), écorce de Bouleau (Russie)…
Seules deux grandes médecines utilisent la moxibustion : la chinoise et la médecine arabe qui utilise du coton cardé
Il est toujours préférable d’apporter de l’énergie plutôt que de drainer ou disperser l’énergie du malade. Chez les vieillards affaiblis les aiguilles sont interdites et, en hiver, l’énergie est peu mobilisable rendant la moxibustion bien supérieur à l’acupuncture.
