Argile : modes d’utilisation
Dans tous les cas, il est recommandé d’utiliser une argile bien sèche et d’éviter pour sa préparation aqueuse tout contact avec un métal oxydable ou avec certaines matières plastiques susceptibles de ne pas être neutres. En conséquence, prenez toujours des récipients (verre, bol, bassine, etc.) ou ustensiles (cuillère, spatule, etc.) en acier inoxydable de qualité, en matière plastique parfaitement neutre ou, tout simplement en verre, porcelaine, faïence ou bois.
Ceci étant dit, l’argile peut être utilisée :
1) Par voie générale interne, c’est-à-dire par la bouche, sous forme :
• de petits morceaux au naturel grossièrement concassés à sucer lentement ;
• d’eau argileuse à boire, préparée en délayant parfaitement 2 cuillerées à café rases d’argile finement pulvérisée et purifiée de ses impuretés dans un grand verre à orangeade à moitié plein d’eau minérale plate très faiblement minéralisée type Évian*, Vittel* ou Volvic*, pour ne citer que les plus faciles à trouver dans le commerce. Laissez reposer quelques heures au frais et absorbez cette préparation après l’avoir à
nouveau bien remuée afin que le mélange redevienne homogène.
• d’eau d’argile à boire, préparée de la même manière que précédemment, qui correspond seulement à l’eau qui surnage après décantation de l’argile au fond du verre ;
• de formes spécialisées en comprimés, en dragées, en granulés ou en gélules, à avaler directement (Afilite* – Mucipulgite* – Mulkine* – etc.), ou en sachets-doses qui sont généralement délayés dans un demi-verre d’eau avant absorption (Actapulgite* – Bédelix* – Gastropulgite* – Gélox* – Kaomuth* – Smecta* – etc.).
Il est à signaler que l’absorption d’argile par voie générale interne provoque parfois l’expulsion de certains vers intestinaux qu’il y a lieu de traiter spécifiquement en fonction du parasite en cause. En effet, l’argile n’est alors que le « révélateur » d’une parasitose intestinale restée ignorée par le malade, sans avoir le moindre effet curatif sur celle-ci.
2 – Par voie générale externe sous forme de bain intéressant l’ensemble du corps.
Ce type de bain est essentiellement pratiqué dans certaines stations thermales spécialisées qui disposent à la fois des boues adéquates et des installations nécessaires. Parmi les plus importantes en France, nous citerons notamment (par ordre alphabétique) : Aix-les-Bains en Savoie, Balaruc-les-Bains dans l’Hérault, Barbotan-les-Thermes dans le Gers, Dax dans les Landes et Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord. Pour avoir plus de renseignements sur les soins qu’elles pratiquent, cliquez sur « Stations thermales » puis sur le site de la station qui vous intéresse.
Ces bains peuvent être pris tièdes, chauds ou très chauds, dans une gamme de températures allant généralement de 28° C à 40° C, avec des durées et des fréquences variables en fonction de la température même du bain, de l’indication, de l’état général, et des réactions individuelles du malade. La durée d’une cure est habituellement de 3 semaines.
Compte tenu des excellents résultats obtenus par cette technique dans le traitement de nombreuses maladies fonctionnelles ou affections chroniques et récidivantes, nous recommandons à toutes les personnes qui peuvent en bénéficier de profiter pleinement de ce « médicament » thermal dont la France est particulièrement riche.
3 – Par voie locale interne, l’argile est utilisée sous forme d’eau argileuse :
• en bain de bouche ou en gargarisme ;
• en irrigation nasale, où l’eau minérale servant à la préparation peut être remplacée avantageusement par du sérum physiologique ;
• en injection vaginale ou en lavement rectal, au bock ou à la poire, avec ici une à deux cuillerées à soupe rase d’argile finement pulvérisée pour un litre d’eau qu’on laisse reposer une heure ou deux, puis que l’on fait tiédir au bain-marie, et dont on assure une bonne homogénéisation juste avant l’emploi.
4 – Par voie locale externe, l’argile est utilisée sous forme:
• De cataplasme réalisé avec de l’argile en poudre – bien sèche – placée dans un récipient de volume adapté à la quantité nécessaire ; ajouter alors de l’eau jusqu’à recouvrir la quantité d’argile sans chercher à remuer (elle se diluera toute seule), et laisser reposer quelques heures. La pâte obtenue doit être bien dissoute, lisse, ni trop épaisse (auquel cas il faut ajouter un peu d’eau), ni trop fluide (en ajoutant alors un peu de poudre d’argile). Selon les cas, cette préparation sera appliquée froide (à température ambiante), tiède ou chaude en la mettant plus ou moins longtemps au bain-marie, sous forme d’un cataplasme – dont la surface et l’épaisseur (entre 1/2 et 2 cm) seront adaptées aux besoins – appliqué à même la peau (sauf au niveau des parties pileuses où il sera placé avec une mince couche de gaze intercalaire), et maintenu par le moyen le mieux adapté à sa localisation et son importance : sparadrap, bande Velpeau, ceinture de flanelle, bande de toile, etc.
En général, l’argile est pratiquement sèche lorsqu’on enlève le cataplasme qui se retire alors facilement ; s’il subsiste quelques fragments collés à la peau, il suffit simplement de laver la zone en question à l’eau tiède. Enfin, il vous faut savoir que l’argile ayant servi pour un cataplasme ne doit en aucun cas être récupérée pour un autre usage, et être systématiquement jetée.
• De compresse et d’enveloppement utilisés lorsque la surface à recouvrir est très importante, ou encore de badigeonnages locaux en application directe sur certaines régions cutanées (anale par exemple) ou sur certaines lésions (mycoses, dermatoses, etc.). La réalisation est semblable à celle du cataplasme mais on ajoute davantage d’eau afin d’obtenir une crème semi-liquide.
• De bain local ou partiel, qui consiste à tremper une partie du corps seulement dans un mélange d’eau et d’argile – de consistance très liquide et généralement chaud – contenu dans un récipient adapté (bassine, cuvette, etc.).
• De poudrage, qui implique l’utilisation d’une argile de qualité surfine que l’on saupoudrera sur les régions à traiter (entre autres : les coupures ou blessures légères et les fesses de bébés).
• De masque de beauté, préparé avec de l’argile fine mélangée intimement avec de l’eau peu minéralisée (type Eau d’Évian*), dans laquelle on peut ajouter certains autres produits : essences aromatiques, huile d’amande douce, huile de lis, jus de concombre, etc. La pâte obtenue, ni trop épaisse ni trop liquide, sera appliquée en couche mince sur l’ensemble du visage (sans oublier de protéger les yeux), et gardée tant qu’elle reste humide (de 10 à 15 minutes). Pour retirer le masque, utilisez de l’eau tiède pour commencer et froide pour finir afin de mieux tonifier la peau. Attendre toujours quelques instants avant d’appliquer un autre produit, qu’il soit thérapeutique ou cosmétique.
• De shampooing, préparé avec de l’argile fine et de l’eau en quantité suffisante pour obtenir une pâte assez liquide dont on enduira l’ensemble du cuir chevelu et de la chevelure. Laisser en place une dizaine de minutes avant de rincer à l’eau tiède.
Nous rassurons toutes les personnes qui n’ont ni le goût ni le temps de faire elles-mêmes de telles préparations, la plupart existent prêtes à l’emploi dans les pharmacies et les magasins de produits naturels, notamment sous forme de cataplasmes, de tubes d’argile préhydratée, de masques de beauté et de shampooings (par exemple : la gamme de produits Argiletz*).
source : http://www.01sante.com/xoops/modules/icontent/index.php?page=932









